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Vous avez répondu à toutes les questions. Consultez les corrections pour voir les solutions.

1 L’auxiliaire veut déplacer Michèle mais elle est coincée entre les meubles et risque de trébucher sur le fil ou la carpette…

La solution :

  • L’espace autour du lit doit être dégagé.
  • Le sol doit être libre de tout obstacle et la carpette doit être retirée ou fixée au sol.
  • Toutes ces réponses.

2 Le lit bas et collé au mur force l’auxiliaire à adopter de mauvaises postures.

La solution :

  • Utiliser un équipement ajustable en hauteur et favoriser les efforts du client.
  • Toujours déplacer le client avec l’aide d’une autre personne.
  • Toutes ces réponses.

3 Le fauteuil roulant est mal placé pour effectuer le déplacement de la cliente.

La solution :

  • Rapprocher le fauteuil roulant du lit.
  • Sortir le fauteuil roulant de la pièce.
  • Choisir un autre type de siège.

4 L’auxiliaire porte des sandales.

La solution :

  • Porter des chaussures de sécurité.
  • Porter des sandales antidérapantes.
  • Porter des chaussures fermées et antidérapantes.

5 Les deux enfants de la cliente dérangent l’auxiliaire.

La solution :

  • Attendre que les enfants soient absents pour donner les soins.
  • Les enfants doivent attendre dans une autre pièce.
  • Les enfants doivent demeurer à plus de 3 mètres de la zone de travail de l’auxiliaire.

6 Le chien de Michèle perd ses poils, bave, prend de la place et … est-il agressif ?

La solution :

  • S’assurer que le chien est muselé et attaché.
  • Le flatter et lui donner des biscuits afin de pouvoir travailler en toute quiétude.
  • Il doit attendre dans la pièce d’à côté avec les enfants.

7 Antoine fume, en présence d’une bonbonne d’oxygène. Voilà un mélange explosif, en plus de compromettre la qualité de l’air.

La solution :

  • Ouvrir la fenêtre si on fume.
  • Personne ne fume dans la pièce au moment de l’intervention.
  • Si la bonbonne n’est pas utilisée, aucun problème.

8 La salubrité des lieux laisse à désirer.

La solution :

  • Faire venir une firme spécialisée de nettoyage avant d’intervenir.
  • Utiliser une bonbonne d’insecticide pour éliminer les parasites présents.
  • Déposer ses effets personnels dans un sac de plastique hermétique près de la porte d’entrée.

Photo : Denis Bernier

En hiver, les auxiliaires en santé et services sociaux qui travaillent à domicile arrivent souvent devant des maisons dont l'entrée n'est pas déneigée, montent un escalier glissant, et ce, avec tout leur matériel. En période de grand froid, après chaque visite, elles doivent dégivrer les vitres de leur voiture, ce qui les retarde dans leur horaire de travail. Néanmoins, la température n'est pas leur seul souci, puisqu'une fois à l'intérieur, le domicile est rarement adapté à l'administration de soins. On voit ici Gladys, une auxiliaire en santé et services sociaux, chez une de ses clientes. Elle aide Michèle à se lever du lit. Le fils et la fille de la cliente, Antoine et Laura, sont également présents. Notre équipe a transformé cette pièce pour y insérer plusieurs éléments empêchant Gladys d'effectuer son travail de façon sécuritaire.

Pouvez-vous dire quelles erreurs ont été commises ?

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Les corrections

Soins à domicile : le déplacement des clients

Avant d'amorcer le déplacement du bénéficiaire, l'auxiliaire en santé et services sociaux doit s'assurer qu'elle dispose d'un espace suffisant pour effectuer le déplacement et que son trajet sera sans obstacles. L'espace autour du lit doit être dégagé, idéalement sur trois côtés. Les carpettes doivent être retirées ou fixées au sol. Lorsqu'elle effectue le déplacement, l'auxiliaire doit favoriser les efforts du client au maximum et réduire les siens par l'utilisation d'équipements ajustables en hauteur. Il est donc préférable de faire installer un lit d'hôpital à domicile. D'ailleurs, les CLSC prêtent des lits d'hôpital aux personnes qui ont besoin de soins à domicile. Le lit sera alors assez haut pour que l'auxiliaire aide le bénéficiaire à sortir du lit tout en adoptant une posture sécuritaire.

Pour aider Michèle à se mettre en position assise, Gladys montera la tête du lit au maximum. Ensuite, elle chaussera Michèle pendant qu'elle est encore au lit, pour éviter qu'une des deux ne se penche pour le faire. Finalement, l'ajout d'une surface de glissement (comme un drap à bande centrale glissante) pourra faciliter le déplacement de la cliente en réduisant la friction. Avec les encouragements de Gladys, Michèle sortira ensuite du lit une jambe à la fois, tout en s'appuyant sur le haut du lit pour se lever complètement. Une fois debout, Gladys aidera Michèle à pivoter dans son fauteuil roulant placé à proximité. Notez toutefois que la position du fauteuil roulant ne doit pas entraver les mouvements de l'auxiliaire.

L'auxiliaire a avantage à porter des vêtements confortables ainsi que des chaussures fermées et antidérapantes afin d'être à l'aise dans ses mouvements et d'éviter de glisser. Le bénéficiaire doit lui aussi avoir des chaussures fermées et antidérapantes pour prévenir les chutes. Par ailleurs, l'auxiliaire ne doit pas oublier de laisser ses effets personnels dans un sac de plastique hermétique près de la porte d'entrée, pour éviter de rapporter chez elle des puces de chien, des punaises de lit ou d'autres parasites. Cette dernière disposition peut sembler surprenante, mais les auxiliaires sont souvent confrontées à ce problème.

Finalement, qu'il s'agisse des enfants, des parents ou de l'animal de compagnie du client, tous devraient attendre dans une autre pièce pour laisser l'auxiliaire faire son travail en toute quiétude. Pour différentes raisons, la présence de tiers ou d'animaux peut représenter une source de stress pour l'auxiliaire. Si cette dernière n'est pas à l'aise de poser ses conditions ou si elle n'est pas prise au sérieux, elle doit rapporter ces événements à son employeur, qui prendra les mesures appropriées pour régler le problème.

Nous remercions le Centre d'hébergement Notre-Dame-de-la-Merci et Marie-Claude Allard, technicienne en communication. Nous remercions également Michèle Girard, Gladys Aragon, conseillère à l'ASSTSAS, et sa chienne Ñusta.

Nos personnes-ressources : Louise Bélanger, conseillère en prévention à l'ASSTSAS, Dominique Benjamin, inspectrice à la CSST, Jocelyne Dubé, conseillère à l'ASSTSAS et Antoine Malouin, stagiaire à la CSST.

Coordination : Louise Girard, Direction générale de la prévention-inspection et du partenariat de la CSST.


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